
Graydon a diffusé les chiffres des faillites pour le mois de juin et le premier semestre de l’année. Globalement, on constate une légère amélioration. Mais cette tendance ne doit pas occulter la réalité : les PME souffrent terriblement, en particulier au sud du pays. La reprise ne se fait nullement sentir.
Pour le pays, le nombre de dépôts de bilan au premier semestre est de 5.878. C’est le chiffre le plus élevé jamais enregistré, après celui de 2013. S’il y a bel et bien un recul, on reste à un niveau extrêmement élevé.
Pour la Wallonie, il n’y a aucun signe de détente, au contraire. Avec 1.843 faillites en six mois, on est encore 136 unités au-dessus du record de l’an dernier.
Le nombre d’emplois salariés perdus s’élève à 5.095, soit 632 de plus qu’en 2013. Ce chiffre est énorme, bien qu’on soit à moins de trois emplois perdus par faillite. Ce rapport démontre que sont les petites et les très petites entreprises qui sont à bout de souffle après presque six années de crise.
Pour l’UCM, cette situation n’est pas acceptable. La froideur des statistiques cache des drames humains, aussi bien pour les salariés que pour les indépendants, qui n’ont pas droit au chômage et ont souvent du mal à rebondir.
Les mesures à prendre sont connues : réduire le coût du travail, diminuer les impôts en tous genres, simplifier les procédures et les obligations, humaniser les contrôles, développer un accompagnement préventif pour les entreprises en difficultés…
Pour cesser de contempler passivement l’hécatombe des PME, nous avons besoin de gouvernements. Nous avons aussi besoin que ces gouvernements prennent des mesures de rupture pour alléger les charges et redonner de l’oxygène aux entrepreneurs. Le tissu économique, wallon en particulier, est en train de s’effilocher. Au point que la région risque d’être incapable de profiter de la relance si elle se confirme et de faire face à ses défis financiers.
La priorité politique doit aller au soutien aux indépendants et aux PME. Il n’y a clairement pas le choix.