Titres-repas électroniques : une vraie simplification

Ce 24 juillet, l’Arrêté royal qui vise à supprimer les titres-repas en papier et limiter le système aux seuls titres-repas électroniques au 1er janvier 2016 vient d’être publié. L’UCM se réjouit de cette importante simplification administrative.

En Belgique, près d’un salarié sur trois reçoit des titres-repas. Cela représente un potentiel en chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros (y compris en période de crise) pour les secteurs de l’horeca et du commerce alimentaire. Le système est également une soupape au coût du travail. Il permet aux employeurs de fidéliser et de motiver leur personnel en versant une partie de la rémunération hors charges sociales et impôts.

Depuis septembre 2011, les titres-repas papier traditionnels coexistent avec des titres-repas électroniques (disponibles via une carte bancaire). Ces chèques-repas “nouvelle version” ont l’avantage d’être “encaissés” sur le terminal de paiement habituel et d’être remboursés au commerçant en 48 h. Ils génèrent  également une réduction des charges administratives et donc un gain de temps.

Il était temps de programmer la fin de cette double circulation, réclamée par les employeurs et les syndicats via la voix du CNT. La date du 31 décembre 2015 est maintenant fixée.

La durée de validité d’un chèque papier est actuellement d’un an. Elle seraprogressivement réduite au cours de l’année 2015 pour qu’aucun titre-repas papier ne soit plus valable au-delà de la fin de l’année. Les derniers seront donc émis fin septembre, avec trois mois de validité.

Selon une étude indépendante menée par l’Agence pour la simplification administrative (ASA), le passage intégral aux titres-repas électroniques permettrait d’épargner 94 millions d’euros. Pour les commerçants, le coût passerait de 84 à 16 millions, soit 80 % en moins. La gestion administrative est beaucoup moins lourde et le remboursement se fait en 48 h. Les employeurs gagneraient 12,8 millions et les salariés 13,7 millions d’euros, car cela permet d’éviter les titres-repas perdus – système “card stop” – et les titres oubliés.

Aujourd’hui, les titres-repas électroniques représentent plus de 50% des titres en circulation. Il est certain que l’annonce du basculement va accélérer le passage aux titres électroniques. L’enjeu pour les indépendants actifs dans l’horeca et le commerce alimentaire est de ne pas rater le coche et d’accompagner le mouvement. Aujourd’hui, déjà 13.000 commerces alimentaires et du secteur horeca acceptent les titres-repas électroniques.

Dans cette optique, l’UCM se félicite d’accompagner ce mouvement positif en ayant négocié pour ses membres des conditions avantageuses – aucun frais d’entrée, aucun frais fixe, six mois sans commissionnement, puis frais inférieurs à l’acceptation d’une carte de débit – auprès d’Edenred.