
La période dite d’attente ou de présoldes commence ce dimanche 1er juin. Elle dure un mois, jusqu’au démarrage des soldes le mardi 1er juillet. Elle est un peu allongée cette année puisqu’elle commençait d’habitude le 6 juin.
Pendant cette période, les commerces des secteurs de l’habillement, de la chaussure et de la maroquinerie ne peuvent pas annoncer de réductions de prix sur un article unique.
Les commerçants peuvent toutefois continuer à pratiquer des réductions à la caisse ou à la demande du client. De plus, ils peuvent afficher des réductions lorsqu’elles portent sur plusieurs articles (offres conjointes). Par exemple, il est autorisé d’afficher et de pratiquer des promotions du type : “à l’achat d’un pantalon, le deuxième est à moitié prix” ou “moins 20 % à partir du deuxième article acheté”…
Les ventes à perte restent interdites, sauf en cas de liquidation ou d’autres situations particulières, énumérées de manière exhaustive dans la loi sur les pratiques du commerce. Vendre à perte n’est autorisé que pendant les périodes de soldes, en janvier et en juillet.
L’UCM a défendu l’existence d’une période de présoldes. L’interdiction d’afficher des réductions permet de délimiter clairement le démarrage des soldes et garantit aux consommateurs que les réductions annoncées le sont sur des prix effectivement pratiqués pendant au moins un mois. Néanmoins, la multiplication des offres conjointes, qui permettent de facto de proposer des rabais pendant les présoldes, a fait perdre beaucoup de son sens à cette période d’attente.
De sorte que, sous leur forme actuelle, les présoldes ne recueillent plus vraiment le soutien des commerçants : un sondage en juin dernier a montré que 45 % d’entre eux seulement souhaitent son maintien.
La situation actuelle n’est pas satisfaisante. Pour l’UCM, il faut rendre du sens aux présoldes en examinant la possibilité de limiter les offres conjointes pendant cette période. Il est important de marquer le démarrage des soldes, de garantir toute sa force à un événement commercial auquel les commerçants restent sans ambiguïté largement attachés.