
L’UCM s’indigne de la volonté de la ministre de l’Emploi d’infliger des amendes (sic) aux employeurs qui licencient un salarié âgé. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Embaucher du personnel devient impossible tant les risques sont élevés. Le gouvernement accumule les mesures qui augmentent les obligations des employeurs. Ceux-ci sont de plus en plus traités comme des délinquants en puissance.
Avec le rapprochement des statuts ouvrier et employé, les entrepreneurs belges vont payer les préavis les plus élevés d’Europe. Pour les ouvriers, les coûts sont multipliés par deux, trois ou quatre selon les cas.
Qui plus est, notre pays sera le seul où il n’existera plus de période d’essai. Dès le lendemain de l’embauche, s’il apparaît que la personne ne convient pas, il faudra payer cher pour mettrre fin au contrat.
Au 1er janvier également, le jour de carence (premier jour de maladie non payé) disparaîtra pour tous les salariés. L’expérience montre que c’est la porte ouverte à un absentéisme de confort, aux dépens de l’employeur.
Un sondage du secrétariat social de l’UCM a indiqué que ces mesures vont modifier le comportement des employeurs.
Ce n’est pas fini ! L’obligation de motiver les licenciements risque d’être renforcée. La loi contre le harcèlement a été étendue aux “risques psycho-sociaux”, créant de nouvelles charges pour les employeurs. Et l’obligation d’outplacement est étendue à tous les salariés qui ont plus de sept ans d’ancienneté.
Face à ce déferlement de mesures anti-employeurs, l’UCM tient à rappeler qu’un contrat de travail doit être équilibré. C’est un acte privé passé entre deux personnes libres et qui doivent le rester. Un chef de PME, qui joue son propre argent, a comme objectif et comme devoir de faire tourner son entreprise. Il a le droit le plus strict de choisir ses collaborateurs. S’il licencie, ce n’est jamais par plaisir mais par contrainte économique ou parce que la personne ne répond pas aux attentes. C’est toujours un échec. Il est inutile et vexatoire de multiplier les obstacles et les sanctions.
Pour Christine Lhoste, secrétaire générale de l’UCM : “Ce n’est pas aux entreprises de régler les problèmes de société Les responsables politiques semblent avoir perdu complètement le lien avec la réalité des PME. Qu’ils redescendent sur terre et accordent un minimum de considération aux personnes qui créent des emplois. Ce ne sont pas des malfaiteurs. Aujourd’hui, le vol à l’étalage reste impuni alors qu’il représente quelque 500 millions d’euros par an, mais on veut infliger une amende à quelqu’un qui doit licencier un travailler âgé, et déjà payer pour cela un préavis sans égal en Europe !”