Fêtes de fin d’année, vols de fin d’année

L’arrivée de l’hiver marque une recrudescence des vols en magasin. L’obscurité et l’approche des fêtes de fin d’année augmentent l’insécurité pour les commerçants. L’UCM demande donc une présence préventive des forces de l’ordre dans les zones à risque. Elle réclame des amendes administratives pour que le vol à l’étalage ne reste plus impuni.

Le chiffre exact des vols dans les magasins est inconnu. Selon les estimations, des marchandises seraient dérobées pour 400 à 500 millions d’euros chaque année par les clients. Les vols à l’étalage recensés – la pointe émergée de l’iceberg – dépassent les 25.000 par an, soit une augmentation de 25 % en cinq ans.

Plus de la moitié des vols déclarés ont lieu de novembre à février inclus, soit durant les quatre mois les plus “sombres” de l’année. À l’évidence, la période des fêtes pousse à la consommation, mais aussi à la “fauche”.

Aucun délit n’est négligeable quand on en est la victime. Or, aujourd’hui, le vol à l’étalage semble quasiment toléré. Il faut plusieurs récidives pour que le parquet intervienne et, même alors, la décision de justice reste lointaine et aléatoire. Beaucoup de commerçants lésés renoncent à déposer plainte. Cette situation est inacceptable. Voler quelqu’un ne peut pas rester impuni.

L’UCM appelle donc à une action préventive : assurer une présence policière accrue dans les quartiers commerçants durant les mois d’hiver. Elle rappelle sa demande d’une déductibilité accrue (150 % au lieu de 120 %) des investissements en sécurité.

L’UCM demande aussi avec insistance que le vol à l’étalage puisse être puni d’une transaction pénale, sur le modèle des infractions routières. Un formulaire de plainte standardisé permettrait d’infliger à l’auteur une amende. Elle pourrait être équivalente à cinq fois la valeur de la marchandise dérobée, en plus d’un dédommagement de 150 € à la victime. Moyennant paiement, l’action pénale serait éteinte.

Cette solution pragmatique serait puissamment dissuasive, indemniserait les commerçants et rapporterait à l’État. Cela permettrait d’alimenter un fonds spécifique au bénéfice des indépendants victimes d’agressions.

Pour la secrétaire générale de l’UCM, Christine Lhoste : “Chaque vol est une perte sèche pour le commerçant, qui a droit comme tout le monde à la protection de ses biens. Ces délits doivent être systématiquement punis, au moins autant que les infractions au code de la route.”