Premier jour des soldes : un démarrage en douceur

Les soldes ont démarré calmement ce lundi matin. Les commerçants ont un mois devant eux pour rattraper une partie des mauvaises ventes de la saison. D’où l’importance des soldes dont 8 commerçants sur 10 veulent le maintien, même s’ils souhaitent une harmonisation de leur démarrage au niveau européen.

Le mauvais temps des derniers mois et le climat économique maussade ont engendré  de piètres ventes en saison pour de nombreux commerçants de proximité. C’est pourquoi presque la moitié des commerçants sondés par l’UCM au mois de juin (47,7 %) annoncent des stocks plus importants ou beaucoup plus importants que l’année passée.

Selon les premiers échos récoltés auprès des commerçants de Wallonie et de Bruxelles, pour ce premier jour des soldes, ce n’était pas la foule des grands jours, malgré des réductions démarrant à 30 % dans la majorité des commerces de proximité. Ce qui laisse augurer un chiffre d’affaires légèrement inférieur à celui de l’an dernier où le premier jour des soldes était un samedi.

L’un des éléments expliquant ce démarrage en douceur est la multiplication, au cours de ces derniers mois, des promotions en dehors des périodes de soldes, principalement via les offres conjointes. D’où la question que certains se posent : les soldes ont-ils encore un sens ?

Oui, les soldes ont du sens et doivent être maintenus, ont répondu 82,2 % des commerçants de proximité sondés par l’UCM juste avant le démarrage de la période de rabais. 43,5 % voulant conserver les dates actuelles, 29,8 % préférant retarder les soldes d’un mois et 8,9 % les avancer d’un mois. 

Par contre, une relative majorité de commerçants sondés (60,7 %) souhaite une  harmonisation du démarrage des soldes au niveau européen. Il est vrai que dans les régions frontalières, la concurrence des pays voisins est réelle et préoccupante lorsque les soldes démarrent plus tôt qu’en Belgique, comme cela a été le cas pour les soldes d’été avec la France.

Enfin, l’interdiction d’annoncer des réductions lors du mois précédant les soldes n’a plus le soutien d’une majorité de commerçants : 50,3 % d’entre eux sont contre et 42,2 % pour, 7,3 % ont un avis mitigé. Ce qui constitue une évolution notable par rapport au précédent sondage réalisé sur le sujet en 2011, qui montrait que 58 % des sondés étaient favorables au maintien de la période d’attente.