Le Forem a présenté le nouvel état des lieux socio-économique bisannuel du Brabant wallon. Ce dernier passe en revue les principales dimensions du marché de l’emploi de la province.

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Premier constat : l’indépendant occupe une place importante au sein de l’économie brabançonne. Une place non négligeable puisque, d’après le Forem, “le travail indépendant continue de se développer (+ 12,3 % entre 2007 et 2012), et ce de manière plus soutenue qu’en Wallonie. Les professions libérales représentent l’activité dominante des indépendants du Brabant wallon (37,1 % contre 28,9 % en Wallonie).”
A contrario, le commerce semble moins bien se porter dans la jeune province, qui enregistre une baisse de 3 %, contre 1,6 % en Wallonie. Une piste d’explication selon l’UCM : le développement de l’e-commerce et la multiplication des centres commerciaux. Le Brabant wallon est particulièrement touché par l’implantation de zones commerciales qui mettent à mal le commerce de proximité. Les pratiques commerciales sur internet sont aussi particulièrement bien ancrées, tant chez les vendeurs que chez les acheteurs brabançons : cela constitue un frein au développement du commerce dans les centre-villes.
Par ailleurs, “le taux d’emploi des personnes âgées de 55 ans et plus n’a cessé de croître au cours de ces dernières années (38,2 % en 2007 à 48,8 % en 2013) en Brabant wallon et c’est notre province qui connaît la plus forte progression”, indique le Forem. Des travailleurs âgés et actifs, à la fois chez les salariés et les indépendants. En effet, c’est désormais un salarié sur sept (ou 15.608 personnes) qui est âgé de plus de 55 ans, et plus d’un indépendant sur cinq (ou 6.455 personnes). Le Forem suppose donc que les départs à la retraite vont s’accélérer : des postes vont se libérer et permettront la remise à l’emploi de travailleurs.
Autre particularité du bassin du Brabant wallon : la répartition entre indépendants à titre complémentaire et principal. “La majorité des indépendants du Brabant wallon (70,4 %) exercent leur activité à titre principal. Par contre, c’est le bassin où se retrouve la plus faible proportion d’indépendants à titre complémentaire.”
En ce qui concerne les domaines d’activité, “l’industrie pharmaceutique, sous-secteur de l’industrie manufacturière, a crû de 20,6 % en cinq ans. Ce secteur est vraiment important pour la province puisqu’un peu plus de trois quarts des 13.000 postes salariés wallons de l’industrie pharmaceutique sont localisés dans le bassin du Brabant wallon (où ils représentent 55 % de l’industrie manufacturière).”
En conclusion, la situation socio-économique du Brabant wallon permet à la jeune province de se démarquer de la Wallonie tout entière, particulièrement en matière d’activité indépendante. Une force à conserver et pour laquelle l’UCM se bat chaque jour, en mettant notamment en place des actions visant à renforcer l’esprit d’entreprendre.