Le Creative Spark ouvre ses portes

Une trentaine de start-up s’apprêtent à rejoindre le Creative Spark. Nouveau lieu consacré entièrement à l’entrepreneuriat en Wallonie, il offre un accompagnement sur mesure aux porteurs de projet.

© Benoit Do Quang

L’entraide entre start-up fait partie des priorités du Creative Spark.

Matérialisé par l’une des tours de verre de l’Axisparc, le Creative Spark a pour vocation d’accueillir les start-up dans un environnement unique en Wallonie, de les aider et de les accompagner dans leur développement. La cohabitation au sein d’un même espace permettra également de favoriser les synergies entre elles et les échanges de services.Avec un loyer gratuit jusqu’en décembre, le Creative Spark se présente comme une plateforme incontournable. La volonté d’aider les start-up, qu’elles soient débutantes ou déjà bien établies, tant d’un point de vue financier que d’un point de vue pratique, est réelle.

“Le partage fait partie des maîtres-mots de ce projet. Chaque start-up qui s’établit dans le bâtiment sera en contact avec les autres afin de faire du Creative Spark un lieu d’échange, que ce soit via une entraide entre expérimentés et débutants, ou même via un partage de matériel”, explique Aurélie Dechamps, community manager et responsable du storytelling.

En plus du programme d’accélérateur de start-up Nest’up qui occupe déjà le premier étage du bâtiment, des start-up reconnues telles que Famest, I love climbing et Sortlist se sont établies dans le Creative Spark, bientôt rejointes par la coopérative d’entreprise Rue du web. Le Lean fund, un fonds d’investissement privé et le Lean reactor, qui accompagne les projets soutenus par le premier, font également partie intégrante de cet espace consacré à l’entrepreneuriat.

Un fonds d’investissement pour start-up

Outre la volonté d’offrir un lieu “all inclusive” pour les start-up, le Creative Spark intègre une autre dimension, tout aussi précieuse pour les entrepreneurs. En effet, le Lean fund vise à soutenir financièrement des start-up qui se situent au stade post-accélération, c’est-à-dire avancées dans leur projet et à la recherche de financement pour développer leurs activités.

Les projets soutenus par le fonds intègrent automatiquement le Lean reactor : ce dernier accompagne les start-up dans “leur démarche de structuration tout en assurant un suivi par des experts. Une quinzaine d’investisseurs et une quinzaine de coaches ont intégré les deux structures”, poursuit Olivier Verbeke, l’un des fondateurs. “Il n’y a pas d’investissement de la part du fonds s’il n’y a pas d’intérêt marqué par les projets à intégrer le réacteur.” Il s’agit d’une initiative qui mélange les investisseurs privés et les investisseurs publics. La Province du Brabant wallon fait par exemple partie des investisseurs du fonds, aux côtés de structures comme l’Axisparc.

S’implanter au sein du Creative Spark est possible pour toute start-up, mais les places partent très vite. “Au sein du Creative Spark, on retrouve trois dimensions : à la fois lieu d’accueil pour les start-up qui souhaitent s’implanter à l’Axisparc et bénéficier d’un environnement unique, il abrite également le nest, lieu où se déroule Nest’up, ainsi que le fonds d’investissement et son réacteur”, ajoute Olivier Verbeke.

Infos : contact@creativespark.be

Nest’up printemps 2014 en bonne marche

Suite à l’appel à candidatures, une cinquantaine de projets ont été soumis pour intégrer le programme d’accélération. Douze ont été retenus pour la demi-finale.

“Pour la première fois, nous avons organisé des ateliers en plus du pitch habituel”, précise Aurélie Dechamps. “Chaque équipe a donc participé à un atelier d’une trentaine de minutes, animé par les coaches de Nest’up. Cela leur a permis de sélectionner un casting plus sûr.”

Les projets retenus cette année sont surtout axés web et application. “On est à 100 % dans du numérique. Les équipes sont jeunes, il y en a certaines pour lesquelles c’est le mémoire, elles ont donc énormément de temps à consacrer à la session. C’est très positif, les candidats ont d’ailleurs déjà eu l’occasion de rencontrer des clients potentiels.”

La confrontation avec la réalité de terrain est déjà en marche et permettra certainement aux start-up d’éviter certains écueils. “Obtenir un feed-back trop tardif des utilisateurs serait handicapant pour la plupart des équipes, on tente donc de les épauler au mieux.”

La 4e saison de Nest’up se terminera par un Demo day, le 22 mai. Les six équipes finalistes présenteront leurs projets devant un panel d’experts, et surtout devant des investisseurs.

Infos : nestup.be