A intégrer dans la recherche d’emploi

L’accessibilité des lieux d’emploi et de formation en Brabant wallon est une problématique importante. L’arrivée du RER soulève aussi de nombreuses questions. Tour d’horizon des solutions de mobilité.

Solutions de mobilité en Brabant wallon (CSEF)Le Brabant wallon représente 6,5 % du territoire wallon. Une province à taille modeste, qui réunit pourtant un grand nombre de PME : les 9.888 établissements recensés regroupent un nombre important de petites et moyennes entreprises (près de 80 % des établissements emploient moins de 10 personnes).

En 2010, le Brabant wallon comptabilise 147.235 emplois. 79,6 % d’entre eux sont salariés, et 20,4 % indépendants. La part d’indépendants est donc bien plus importante que dans l’ensemble de la Wallonie, où 17,4 % seulement des emplois sont indépendants. Une province à la superficie limitée, qui abrite beaucoup d’entreprises et propose un grand nombre d’emplois. L’accessibilité des zones d’activité économique reste une priorité pour contribuer au dynamisme économique de la province.

La localisation du Brabant wallon, à la frontière avec les Régions flamande et bruxelloise, impacte directement la dynamique de mobilité au sein de la province. Chaque jour, plus de 50.000 personnes quittent le Brabant wallon pour le boulot ; dans l’autre sens, elles sont plus de 45.000, provenant de tout le royaume, à venir y travailler. D’après une étude du Forem, ces volumes importants font de cette province le territoire wallon le plus marqué par des flux de mobilité.

Pour faciliter la vie des travailleurs et des demandeurs d’emploi, le Comité subrégional de l’emploi et de la formation (CSEF) du Brabant wallon a édité un dossier complet répertoriant les solutions de mobilité dans la province. Cet outil d’accompagnement et de coaching de la mobilité à destination d’un public en insertion socioprofessionnelle comporte un inventaire des solutions de transport pour se rendre d’un point A à un point B. Tous les moyens de déplacement son abordés : la marche, le vélo, le bus/tram/métro, le train, les vélomoteurs et motos, le covoiturage et finalement la voiture.

“Pour le Comité, l’accessibilité des lieux d’emploi et de formation est une problématique importante qui mérite un axe dans notre plan d’action, et en particulier, nous voulons aider les opérateurs à accompagner les demandeurs d’emploi en situation de “mal mobilité””, précise Pierre Leveque, président du CSEF.

Matérialisé par un classeur et une fiche synthétique, le dossier du Comité identifie les avantages et inconvénients liés à l’utilisation de chaque moyen de transport, avec renvoi vers des points de contact clés pour obtenir des informations complémentaires. Les aspects législatifs tels que l’obtention d’un permis de conduire sont abordés, de même que les aspects financiers (quel budget prévoir pour utiliser tel type de transport ?), environnementaux (quel impact ce déplacement a-t-il sur la planète ?), etc. Il s’agit d’un outil de travail complet, qui entend faciliter l’intégration des demandeurs d’emploi sur le marché du travail, mais également répondre aux besoins des entreprises qui subissent les problèmes de mobilité, véritable frein à leur croissance.

Infos : csefbw.be

Du côté du RER

Une solution efficace pour désengorger les trains et l’autoroute E411 en direction de Bruxelles : le RER. Mais son arrivée se fait attendre.

À l’heure actuelle, on constate un grand nombre de trains en retard, particulièrement en gare d’Ottignies, alors que d’autres roulent à taille réduite. Une offre de transport de plus en plus limitée, qui fait du train une alternative bien moins prisée par les personnes devant se déplacer quotidiennement vers leur lieu de travail.

En matière de mobilité, le RER pourrait simplifier la vie d’un grand nombre de navetteurs et par conséquent d’entreprises. Mais ses travaux d’aménagement semblent tirer en longueur. Un exemple en date : la mise en œuvre du Park & Ride à Louvain-la-Neuve, destiné à devenir le plus vaste parking relais du Benelux. Il comptera 3.285 places et aura pour objectif de drainer vers le RER les véhicules qui circulent sur l’E411. Cependant, le projet soulève lui aussi des questions de mobilité : au vu du nombre d’automobilistes qui rejoindront ce parking, le centre néo-louvaniste pourrait rapidement être engorgé et l’accès aux centres économiques délicat. Un point noir pour les entrepreneurs.

L’arrivée du RER est prévue pour 2025, et les réponses aux questions qu’elle soulève seront apportées par la pratique. En attendant, il faudra faire face à une baisse de l’offre de transport jusqu’à ce que cette alternative soit fonctionnelle. Une triste nouvelle qui ne facilitera pas la vie des employés, et encore moins celle des entreprises.