Etude du Cefip : l’UCM demande que les banques jouent le jeu !

La dernière étude du Cefip indique que l’accès au crédit est de plus en plus difficile pour les petites entreprises. L’UCM demande que les banques développent une politique volontariste de recours aux outils publics, pour faciliter l’accès au financement des PME.

La dernière étude du Cefip (Centre de connaissances du financement des PME) montre une hausse du taux de refus des banques aux demandes d’octroi de crédit des PME. Entre 2011 et 2012, il est passé de 12,9 % à 16,1 % ; et même de 21,1 % à 22,7 % pour les micro-entreprises. Les chefs de PME continuent néanmoins à considérer que les relations avec leur(s) banquier(s) sont plutôt bonnes, mais pointent du doigt les aspects communication et transmission d’informations.

Le rapport souligne que moins d’une PME sur cinq connaît les mesures publiques de soutien à l’accès au financement. Et les banques ne les leur proposent pas systématiquement. Seule une PME sur quatre (26,2 %) s’est vu conseiller d’avoir recours aux outils de financement publics par sa banque.

Face à ces différents constats, l’UCM rappelle ses trois priorités en matière d’accès au financement…

Des banques qui utilisent les outils publics : l’UCM demande que toutes les banques mettent en place une réelle politique de recours aux outils publics. Elles doivent recourir systématiquement aux outils publics pour les profils jugés risqués. Elles doivent donc informer leurs collaborateurs du front office sur ces outils et publier annuellement un rapport chiffré sur leur politique de recours à ces outils.

Diversifier les sources de financement : les banques ne sont pas la seule solution pour obtenir un financement. L’épargne privée, considérable en Belgique, pourrait être mobilisée de manière directe. L’UCM demande la transposition du mécanisme d’incitation fiscale au prêt privé « winwinlening » flamand (Tante Agathe aux Pays-Bas) en Wallonie et à Bruxelles ainsi que le développement des fonds obligataires dédiés aux PME. Enfin, il est également nécessaire de mieux mobiliser les business angels en faveur des entreprises en croissance.

Encadrer les relations entre banques et entrepreneurs pour arriver à plus de transparence : l’UCM demande que les refus de crédit bancaire soient systématiquement motivés et que les entrepreneurs soient bien informés de toutes les conditions des crédits auxquels ils souscrivent, conditions qui doivent être équilibrées. Le projet en préparation des ministres Sabine Laruelle et Koen Geens rencontre ces attentes et doit être voté rapidement.