Brabant wallon : région attractive

La version actualisée de la brochure “Le Brabant wallon en chiffres” est sortie fin mai. Panorama économique et social de la province, il livre de nombreuses statistiques utiles.

Le Brabant wallon en chiffres (2015)La première édition a été réalisée en 1994, à l’initiative de la Fondation économique et sociale du Brabant wallon (FESBW), en collaboration étroite avec l’intercommunale IBW. C’est toujours le cas aujourd’hui, et l’on retrouve pour la première fois dans l’ouvrage des informations en matière de logement, d’enseignement et de formation. Selon Jean-Pierre Hermant, président de la FESBW, “ces documents sont destinés à contribuer à l’attractivité du Brabant wallon, moteur pour toute la Wallonie, et à permettre un travail continu pour un développement harmonieux : lotissements, infrastructures ou cohésion sociale.”

Globalement, qu’en retenir ? En ce qui concerne l’activité économique, un emploi sur quatre est indépendant. Certaines communes se distinguent : Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau, Walhain, Genappe, Lasne, Villers-la-Ville et Rebecq comptent la plus grande part d’emplois indépendants dans le nombre total d’emplois. En outre, entre 2000 et 2013, le nombre de sociétés commerciales du Brabant wallon est passé de 12.621 à 20.637. Il s’agit d’une croissance de 64 % en treize ans, ce qui est supérieur à la croissance wallonne sur la même période (41 %). Une excellente nouvelle qui confirme que le BW est bel et bien la province la plus entreprenante de Belgique.

L’apport des parcs d’activité

Quant à la répartition géographique des entreprises, sans surprise, on distingue deux grands pôles d’activité : Nivelles, Braine-l’Alleud et Waterloo dans l’ouest ; Wavre et Louvain-la-Neuve dans le centre. Ils comptabilisent 744 entreprises installées dans les parcs d’activité, pour un total d’environ 17.000 emplois. L’est de la province reste à la traîne, bien que le parc d’activité économique (PAE) de Perwez présente un taux de remplissage de 100 % (contre 92 % à Jodoigne).

“Les parcs d’activité sont de véritables poumons économiques pour la province, peut-on lire dans la brochure. En effet, au 1er janvier 2015, suivant les dernières estimations, pas moins de 30.647 emplois du Brabant wallon se situent dans ces PAE. Notons que le parc le plus important en termes d’emplois est celui de Wavre, qui bénéficie de la présence de l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline.”

En Brabant wallon, la grande majorité des établissements sont actifs dans les services (82,2 %), comme en Wallonie où ce secteur est toutefois un peu moins représenté (79,0 %). À l’inverse, la Wallonie compte proportionnellement plus d’établissements de construction (12,2 % contre 10,5 % en BW) et d’industrie (7,2 % contre 5,7 %).

Finalement, bien que le Brabant wallon se distingue par le niveau de formation de ses habitants (37 % d’entre eux disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 23,9 % pour la moyenne wallonne), l’adéquation entre la formation et la demande de main-d’œuvre est à améliorer. Un défi à relever pour assurer un développement harmonieux des entreprises brabançonnes.