“La concertation sociale, j’y tiens”

Charles Michel (MR) a réalisé sa première sortie officielle en Brabant wallon, 5 mois exactement après avoir accédé au titre de chef du gouvernement fédéral.

© Ludovic Duthois

Charles Michel face aux entrepreneurs du Brabant wallon

Invité par la nouvelle association d’entreprises Alliance Centre BW et accueilli dans les bâtiments d’AGC à Louvain-la-Neuve, le « premier Premier ministre » issu du Brabant wallon a pris la parole devant un parterre d’indépendants et de chefs d’entreprises, pour leur parler des préoccupations et des priorités du nouveau gouvernement.

La réforme institutionnelle a été mise de côté : la priorité est ainsi donnée au développement économique, à la fois pour soutenir la création de valeurs, mais aussi pour maintenir des finances saines au sein du pays.

« Nous avons posé un diagnostic de la Belgique, lance tout d’abord Charles Michel. Nous disposons d’énormément d’atouts : la localisation géographique idéale, en plein centre de l’Europe, des universités et Hautes écoles performantes qui forment les travailleurs de demain, une main-d’œuvre hautement qualifiée. Des secteurs importants sont également fortement représentés sur notre territoire, je pense par exemple à l’industrie chimique et pharmaceutique. »

Mais les points de fragilité ne peuvent être mis de côté, et c’est pour y faire face que des décisions ont été prises. « La dette collective est très lourde et pèse sur la fiscalité : 107% du PIB. Le niveau de dépenses publiques est plus élevé que les autres pays de la zone euro et les problèmes de compétitivité se font ressentir. » C’est justement ce handicap de compétitivité qui fait l’objet de mesures prioritaires pour ce gouvernement Michel 1er. « Cela pénalise la capacité des entreprises à créer de l’emploi. Notre volonté est donc, en deux ans, de résorber le handicap salarial. Cela se traduit par un saut d’index et la mise en œuvre d’un pacte de compétitivité pour baisser les charges salariales. » Des mesures phares pour lesquelles un écho favorable est obtenu auprès des indépendants présents, qui perçoivent des pistes pour faciliter le développement économique d’une entreprise, en assurant la création d’emplois supplémentaires. Mais qu’en est-il du côté des travailleurs et de leurs représentants ?

Le sujet de la concertation sociale n’a finalement pas été évité. Charles Michel a clarifié son point de vue : « la concertation sociale, j’y tiens. Il s’agit là d’un espace de discussion ancré dans notre modèle social depuis de longues années. Mais le but de cette dernière n’est pas de changer l’orientation de l’accord de gouvernement, d’autant que celui-ci est soutenu par une majorité parlementaire et démocratique. » Pour les 250 indépendants et chefs d’entreprise présents, le message est clair : ces derniers ont un rôle important à jouer pour le maintien d’une prospérité et d’une qualité de vie au sein de notre pays. C’est pourquoi le volet économique est définitivement la priorité de ce gouvernement.